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/ / Nous fêterons les 40 ans d'Eco Habitat Groupé le dimanche 17 septembre 2017 à Nantes où le MHGA a été créé. Retenez la date ! / /


histoire
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Habiter n'est pas seulement se loger...

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M.H.G.A., Éco Habitat Groupé

Au cours des années 1970, on a observé en France l’apparition d’habitats groupés constitués
à l’initiative des habitants. Ces groupes avaient une démarche et des objectifs communs :

  • Le groupe conçoit ensemble un habitat convivial et maîtrisé.
  • Chaque foyer définit un logement correspondant à ses besoins et à ses capacités financières.
  • Le groupe détermine les locaux communs et les espaces extérieurs pouvant accueillir des activités communes.

La plupart ont intégré dans leur démarche des objectifs écologiques et bioclimatiques.

Ils se sont fédérés à partir de 1977 dans le cadre du M.H.G.A. : Mouvement de l’Habitat Groupé Autogéré.

Aujourd’hui, on estime qu’une centaine de groupes en France ont réalisé leur projet.

Ce Mouvement s’était fixé dès le départ un objectif ambitieux :
«Promouvoir ce mode d’habitat pour tous, notamment dans le secteur locatif».
Cet objectif a été atteint au début des années 1980 à Chambéry et à Orsay, par «Habitat Groupé Conseil», SARL fondée par quatre consultants membres du MHGA et qui ont obtenu commande de leurs missions par les municipalités associées à une Société H.L.M.

Ces missions avaient deux composantes :

  1. Rassembler les candidats au logement intéressés par le projet
  2. Définir avec eux le programme précis de l’opération dans le cadre d’un «Atelier d’habitants» mis à disposition par la municipalité

Le Ministère, via le «Plan-construction» a aidé au démarrage de ces projets.
Le projet de l’îlot du Penney à Chambéry a été doublement primé : au titre de la qualité de l’insertion dans le quartier et au titre de la démarche coopérative.
À l’heure actuelle on estime entre 10 et 20 le nombre d’opérations locatives du secteur social ayant fait l’objet d’une programmation concertée proche de celles de Chambéry et Orsay.

Prenant en compte les enjeux contemporains dans le domaine de l’habitat , le Mouvement s’est réuni en Assemblée Générale Extraordinaire le 26 octobre 2008, à Montreuil et y a adopté une nouvelle Charte et de nouveaux statuts que vous trouverez dans ce dossier de Presse, après la présentation de quelques uns des groupes membres de notre Mouvement.


TEMPS PRÉSENT

DU FAIT DE LA CROISSANCE de la population mondiale, de la consommation et de la pollution atmosphérique croissante qui en résultent, du réchauffement climatique qui suit et de l’épuisement à l’horizon des énergies fossiles, presque tout le monde a compris qu’il fallait changer de cap, notamment en matière d’urbanisation.
Ce nouveau cap a pour nom le «Développement Durable». La définition générale de ce Développement Durable est claire :
«Répondre aux besoins du présent sans compromettre la possibilité pour les générations à venir de satisfaire les leurs».
Il en est de même pour ses quatre «piliers» : environnemental, économique, social et culturel. Mais pour ce qui est des applications de ces grands principes on observe une très grande diversité de points de vue, notamment en ce qui concerne les processus d’urbanisation.

  • Du point de vue des élus et des professionnels
  • Elus, urbanistes, acteurs sociaux, architectes inscrivent de plus en plus fréquemment leurs actions dans cette perspective vertueuse. Cela se traduit par des formules comme :
  • Habiter sans s’étaler
  • Reconstruire la ville sur la ville
  • Concilier Urbanisme et Environnement.
  • Economiser l’énergie dans les bâtiments (label Effinergie)
  • Atteindre une Haute Qualité Environnementale
  • Réaliser des Eco Quartiers

Avec une mention spéciale pour l’expression de «Villes durables» puisque chacun sait que les villes de France, de Navarre et d’ailleurs ont généralement à leur actif un certain nombre de siècles, voire de millénaires...

Du point de vue des Promoteurs et des Lotisseurs
Ils intègrent de plus en plus la recherche d’économies d’énergie dans le bâtiment aussi bien lors de sa construction que pour son utilisation future et, dans une moindre mesure la recherche de bioclimatique.
Mais, pour eux, les habitants conservent leur statut d’acheteurs de «produits» : logements ou pavillons.
Mais dans tous les débats qui réunissent ces «urbanisateurs», on reste très discret sur les Approches Sociales de l’Urbanisme

Du point de vue des habitants
On observe l’apparition d’un grand nombre de groupes, associations, réseaux à la recherche d’un habitat écologique et bioclimatique, associé dans des proportions variées avec la recherche d’habitat groupé convivial. Internet est évidemment le vecteur privilégié de ces regroupements, accompagné de quelques revues spécialisées.
Il semble cependant que peu de projets réels émergent de ce mouvement, ainsi que beaucoup de personnes rencontrées en témoignent, et ceci pour deux principales raisons :
1. La rareté et le coût de plus en plus élevé des opportunités foncières.
2. La difficulté de passer d’un groupe de personnes qui ont des objectifs souvent très variés, depuis «ma cabane au Canada, auto construite, en paille» jusqu’à l’immeuble de centre ville, avec terrasses ensoleillées et jardins partagés... à un groupe de projet réaliste, capable de jouer le rôle de Maître d’Ouvrage, c’est à dire d’acheter le terrain, de définir son projet et de le faire construire.

Mais quelle est la réalité de l’urbanisation ?
Plusieurs modalités d’urbanisation observées aujourd’hui, sont très éloignées des principes du Développement Durable. En effet :

  1. Les lotissements, ennuyeux et répétitifs, dévoreurs de terres agricoles et d’espaces naturels, continuent à proliférer à la périphérie des villes et des villages.
  2. Les ZUP des années 1960–70, devenues «quartiers sensibles» conservent, malgré trois décennies de Politique de la ville, leur «sensibilité». Beaucoup poursuivent, hélas, une tendance à la ghettoïsation et accueillent périodiquement des guérillas urbaines.
  3. Les «communautés sécurisées», qui prennent en compte la recherche de convivialité dans l’habitat, sont, de fait, des «ghettos de riches», coupés des villes qui les accueillent. Elles prolifèrent maintenant en France, à la suite des Etats-Unis.
  4. Les Eco Quartiers réalisés (une dizaine en France) sont certes mieux intégrés aux villes qui les accueillent, mais seules les préoccupations environnementales guident leur conception. Pas d’approche sociale et des coûts encore élevés.


Tout ceci contribue à limiter et souvent dégrader l’espace public, à distendre les liens sociaux et à faire reculer la ville républicaine.
Que peut-on faire pour réduire la distance entre les bons principes du développement durable et la réalité de l’urbanisation ?

 

FUTUR
NOUS POURRIONS TENTER d’apporter réponse à cette question en travaillant à la convergence des objectifs des trois groupes d’acteurs que sont :

  • Les habitants de plus en plus nombreux à vouloir un habitat groupé bioclimatique et écologique
  • Les collectivités territoriales qui expriment leurs projets d’un nouveau type d’urbanisation via leurs projets d’Eco Quartiers et de renouvellement urbain
  • Les professionnels qui souhaitent participer à l’élaboration d’un urbanisme démocratique et qui considèrent la participation des habitants comme un constituant fondamental de ces nouvelles pratiques.

Plusieurs conditions demeurent nécessaires pour parvenir à cette convergence :

• Du côté des habitants
- Eviter la dispersion et l’inefficacité de tous ces réseaux qui rassemblent, mais de manière bien précaire, des personnes en recherche d’un habitat écologique et convivial.
- Rassembler les groupes qui, malgré tous les obstacles, ont réussi à concrétiser leurs projets, en locatif aussi bien qu’en accession, afin de donner un socle solide au Mouvement.
- Redonner au Mouvement la capacité d’entrer en négociation avec les partenaires, élus ou professionnels, ceux du moins qui partagent les mêmes objectifs.
- Le structurer de façon réaliste et légère par ville ou agglomération de manière à permettre une rencontre véritable entre les candidats à ce type d’habitat et la formation progressive de vrais groupes de projets,.soit en autogestion, soit dans le cadre d’ateliers urbains.

• Du côté des collectivités territoriales
Elles doivent intégrer les approches sociales de l’urbanisme dans leurs projets d’Eco Quartier ou de renouvellement urbain des quartiers anciens, ce qui consiste :
- à faire du droit au logement une réalité pour tous 
- à assurer la mixité sociale et générationnelle dans chaque quartier
- à compléter les logements par des espaces et des équipements permettant le développement d’une vie de voisinage conviviale.
Et, avant tout, afin que ces principes ne restent pas que des slogans, elles doivent prendre en compte la nécessité de faire intervenir le plus grand nombre possible d’habitants dans la définition des opérations, c’est à dire dans leur phase de programmation.
Les processus d’urbanisation du 20e siècle, trop technocratiques, ont montré leurs limites.
L’impératif «Développement durable» nécessite la participation des habitants à un nouveau mode d’urbanisation.
Les Ateliers urbains, par exemple, mis en place par les collectivités territoriales, sont des lieux de rencontre des habitants, des professionnels et des élus où l’on peut élaborer les projets avec le maximum d’intelligence collective.

• Du côté des professionnels
Il convient de rassembler les professionnels qui considèrent la participation des habitants comme un constituant fondamental des processus d’urbanisation.
Il leur faudra ensuite sélectionner les outils et les méthodes les plus efficaces pour mener à bien ces processus d’urbanisation démocratique.
Beaucoup d’opérations réalisées depuis trente ans peuvent être analysées, comparées, et constituer un corpus de méthodes fiables et aisément reproductibles qui donneront confiance aussi bien aux élus qu’aux habitants.

Parmi tous ces objectifs, l’un est prioritaire :
renforcer le «pôle» habitants.